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30/7/2017, Prédication: trouvez votre identité propre (troisième loi de la vie)

Lectures bibliques:

Genèse
12 L’Eternel dit à Abram: «Quitte ton pays, ta patrie et ta famille et va dans le pays que je te montrerai. 2 Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai ton nom grand et tu seras une source de bénédiction. 3 Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui te maudiront, et *toutes les familles de la terre seront bénies en toi.»4 Abram partit conformément à la parole de l’Eternel, et Lot partit avec lui. Abram était âgé de 75 ans lorsqu’il quitta Charan. 5 Il prit sa femme Saraï et Lot, le fils de son frère. Il prit aussi tous les biens et les serviteurs dont ils étaient devenus propriétaires à Charan, et ils partirent pour se rendre dans le pays de Canaan, où ils arrivèrent.

Genèse 17
17 Lorsque Abram fut âgé de 99 ans, l’Eternel apparut à Abram et lui dit: «Je suis le Dieu tout-puissant. Marche devant moi et sois intègre. 2 J’établirai mon alliance entre moi et toi, et je te multiplierai considérablement.»3 Abram tomba le visage contre terre, et Dieu lui dit: 4 «Voici quelle est mon alliance avec toi. Tu deviendras le père d’un grand nombre de nations. 5 On ne t’appellera plus Abram, mais ton nom sera Abraham, car *je te rends père d’un grand nombre de nations. 6 Je te ferai beaucoup proliférer, je ferai de toi des nations et des rois seront issus de toi. 7 J’établirai mon alliance entre moi et toi, ainsi que tes descendants après toi, au fil des générations: ce sera une alliance perpétuelle en vertu de laquelle je serai ton Dieu et celui de ta descendance après toi.

Apocalypse 2
12 »Ecris à l’ange de l’Eglise de Pergame: ‘Voici ce que dit celui qui tient l’épée aiguë à deux tranchants: 13 Je connais [tes œuvres et] l’endroit où tu es établi: là se trouve le trône de Satan. Tu es fermement attaché à mon nom et tu n’as pas renié la foi en moi, même durant les jours où Antipas, mon témoin fidèle, a été mis à mort chez vous, là où Satan est établi. 14 Mais j’ai certaines choses contre toi: tu as là des gens attachés à la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak à tendre un piège aux Israélites pour qu’ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles et se livrent à l’immoralité sexuelle. 15 Ainsi, toi aussi, tu as des gens attachés de la même manière à la doctrine des Nicolaïtes. 16 Repens-toi donc, sinon je viendrai bientôt à toi et je les combattrai avec l’épée de ma bouche. 17 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Églises: Au vainqueur je donnerai [à manger] de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc. Sur ce caillou est écrit un nom nouveau que personne ne connaît, si ce n’est celui qui le reçoit.’

Je commence par une introduction — un peu difficile à assimiler directement, seulement — cette entrée résume le thème de ce dimanche. Elle nous oriente comme une boussole dans la bonne direction …

Et voilà, chers frères et sœurs, Dieu nous appelle, nous tous et nous toutes, à nous dépasser.
À travers et par les circonstances changeantes et imprévisibles de la vie Il nous exhorte à franchir nos limites imaginés. Il nous pousse à sortir de notre « cage en or » tant aimée puisque agréable et rassurante, pour aller à la découverte de nous-mêmes, pour nous retrouver, pour découvrir qui nous sommes en fait…. quelle est notre identité …
Explication : nous ici présents, nous sommes tous, avouons-le, un peu hors du commun. Nous n’avons pas tous la nationalité néerlandaise. Et même si plu-sieurs d’entre nous sont des Néerlandais pur-sang, ils s’expriment en français dans ce Temple de l’Église Réformée Wallonne de La Haye. Quelques-uns d’entre nous sont de passage. Vous venez de l’Amérique, du Cameroun, de Madagascar (j’espère que vous restez longtemps ici si vous n’êtes pas de touristes) mais quand-même dans la plupart des cas vous êtes de passage.

Mais que penser de ceux et de celles d’entre nous qui viennent de la France ou de la Suisse, j’oublie sans doute un pays, mais qu’en est-il de vous quand vous venez d’ailleurs et vous vous êtes installés ici aux Pays-Bas, vous parlez peut-être aussi très bien le néerlandais ?

Alors là, vous vous êtes dépassés en quelque sorte. Vous avez littéralement franchi des frontières, vous êtes sorti de chez vous et là, ailleurs, ici, vous étiez « obligés » d’approfondir et/ou élargir votre identité. Vous ne restez plus la même personne que vous étiez autrefois —

Quand j’ai fait mes études de théologie en France, on m’a demandé d’où je venais, on me prenais pour un Hollandais typique, puisque de grande taille, pourquoi je suis venu en France (pour rencontrer cette Alsacienne qui est tou-jours mon épouse) etc. En fait, qu’est-ce que cela implique quand on voyage beaucoup, quand on rencontre beaucoup de gens différents, quand on apprend une autre langue, quand on habite dans un autre pays – quels sont les fruits de ces élargisse-ments d’horizon ?

Ben, nous nous découvrons davantage qui nous sommes, comment nous sommes, qui nous sommes parce que nous ne sommes plus « engloutis » ou « vécus » par nos origines (la langue, la famille, le pays, les coutumes, la cul-ture etc.). Nous étions obligés de nous adapter à toutes sortes de nouvelles circonstances, à nous dépasser …

Actuellement je suis en train de lire un livre (je l’aurai bientôt fini) qui s’appelle « Quelques grammes de silence, Résistez aux bruits du monde ! »
L’auteur norvégien Erling Kagg, a été le premier homme à atteindre le pôle Nord, le pôle Sud et (attention) le sommet de l’Everest. Il incite les lecteurs à apprécier le silence qui est à la portée de nous tous. Quand on apprécie la valeur du silence, quand on le cherche régulièrement, quand on n’a pas peur d’être ainsi confronté à soi-même, on trouve en on élargit son identité. C’est un processus de transformation …

Ce norvégien Erling Kagg, vous vous imaginez, il a dû subir et vivre toutes sortes de circonstances et de dangers dans toutes ses péripéties. Il s’est re-trouvé tout seul sur des surfaces immenses. Chaque fois une transformation de son identité a eu lieu à cause et à travers les voyages.

Mais au lieu d’émigrer ou de faire un voyage ou un pèlerinage de Saint-Jacques-de Compostelle, nous pouvons nous tous trouver « ailleurs », dans un autre univers en quelque sorte, dans le silence qui est tout proche de nous tous.

Pas besoin d’imiter cet homme courageux – et ainsi nous arrivons à mieux nous – ainsi nous approfondissons la foi en Dieu, ainsi apprécions vraiment la vie, nous arrivons à jouir de « être-là, dans le ‘ici-et-maintenent », d’exister tout simplement, remplis de reconnaissance. Notre identité se mûrit de plus en plus. Nous devenons de plus en plus nous-mêmes.
Je répète cette introduction un peu difficile : « Dieu nous appelle nous tous et toutes à nous dépasser. À travers et par les circonstances de la vie Dieu nous exhorte à franchir nos limites imaginées. Il nous pousse à sortir de notre « cage en or » tant aimée puisque agréable et rassurante, pour aller à la découverte de nous-mêmes, pour se retrouver, pour découvrir qui nous sommes en fait ….. »
Dieu a appelé Abram : « Quitte ton pays, ta patrie et ta famille et va dans le pays que je te montrerai.

En d’autres termes, Abram doit couper tous les liens avec ses origines ter-restres. Il doit se séparer de sa « cage d’or » dans cette région prospère .
Il ne sait même pas jusqu’où exactement Dieu veut qu’il voyage. Que va-t-il devenir ? Quel sera le cours de sa vie ? Comment se développeras son identi-té ? Dieu seul le Dieu, mais Il est avec Abraham. Dieu dit même : Je suis le Dieu d’Abraham.

Notre naissance, cher frères et sœurs, est le début d’un voyage. Le bébé qui vient de naître crie et pleure. Il croit qu’il va mourir. On lui coupe le cordon ombi-lical. Il est séparé de sa mère, sa « cage d’or ». Il reçoit un nom, en principe il est immédiatement enregistré. C’est-à-lui de se développer, de devenir un être humain interdépendant, mûr, capable d’affronter la vie. Quel sera son identité ? Cette identité sera déterminé par quoi ou qui ?

L’homme (texte biblique très, tiré du 2ième chapitre du livre de la Genèse), l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme …
Quittera – Il y a toujours ce même processus. Se séparer, quitter, voyager, se différencier des autres – À travers et par les aléas, les vicissitudes de la vie, les circonstances toujours changeantes, les douleurs imprévues, les souffrances –

Dieu nous appelle à ce que nous nous dépassions. C’est-à-dire : chacun de nous est différent, chaque être humain est unique. Nous sommes appelés à vivre cette différences, de devenirs des êtres humains libres, interdépendants. Il faut pas dominer autrui, il ne faut pas se soumettre aveuglement à autrui. Il faut trouver son chemin, son identité propre ….

Nous recevons tous un appel de la part de Dieu : fais attention à ne pas être vécu mais vis justement pleinement la vie que moi, Je (dit Dieu) te donne. Utilise tes talents, compte sur Moi, (dit Dieu) je suis avec toi tout au long de ce voyage qu’est la vie. Oui, je suis toujours TON Dieu.Rends-en compte dans la vie qui est un voyage,Rends-en compte dans le silence, Rends-en compte dans la prière …..

Abram a reçu un autre nom. Abram – qui veut dire ‘père élevé, devient Abra-ham – qui veut dire ‘père de beaucoup de peuples’. Il s’agit donc de la lettre H qui a été introduite dans le nom Abram.
Il faut savoir que cette lettre, la H, ne signifie pas Henri quand on épèle un mot, non, dans le judaïsme et dans la théologie juive, la H, précédée d’une apos-trophe est un indice de HaSJEM, et Ha-SJEM, quelle coïncidence, signifie LE NOM, et LE NOM est en fait DIEU.

Au lieu de dire Dieu ou son nom sacré qui est considéré comme indicible, les juifs orthodoxes préfèrent dire : Ha SJEM, le nom a dit, Dieu a dit…. et on n’écrit que le H.En d’autres termes, Dieu lie son nom avec celui d’Abram. Abraham incarne alors une promesse divine, un avenir inattendu et humainement parlant impos-sible.
À l’âge de 99 ans, Abram reçoit ce nom Abraham. C’est un peu tard, n’est-ce pas ? Mais voilà comment Dieu nous appelle, il nous appelle à nous dépasser, à franchir nos limites imaginées. Notre identité n’est pas seulement terrestre …

Grâce à la foi en Dieu, grâce à la foi que Dieu nous donne, sa foi en nous, nous savons notre vie ici-bas a un sens. Notre vraie identité est garantie …
Est-ce que vous connaissez la confession de foi de cette fameuse église américaine à Garden Grove en Californie ? Pour perfectionner votre anglais et néerlandais je vous recommande vivement de suivre les émissions des cultes.

Chaque dimanche matin de 8 à 9 heures et de 9 à 10 heures sur RTL5.
Voici leur confession de foi  : « Je ne suis pas ce que je fais ou ce que je pos-sède. Je ne suis pas ce que les gens disent de moi. Je suis aimé de Dieu. Voi-là ce que je suis et nul ne pourra me prendre cette assurance. Je n’ai pas be-soin de me faire des soucis, je n’ai pas besoin de me presser. Je peux faire confiance à mon ami Jésus et je peux proclamer son amour au monde. » 

Chers frères et sœurs, c’est en voyageant avec Dieu dans notre vie, en écou-tant son appel, en nous dépassant, en ayant le courage d’affronter les difficul-tés de la vie avec Lui, que nous découvrons de plus en plus qui nous sommes : aimés de Dieu. Nous avons lu un texte extrait du dernier livre biblique. Je ne vais pas commenter le contenu de tous les versets du passage lu. J’attire tout juste votre attention sur ce caillou blanc.

Le Christ ressuscité dit : « Au vainqueur je donnerai un caillou blanc. Sur ce caillou est écrit un nom nouveau que personne ne connaît, si ce n’est celui qui le reçoit .. » Oui, il y a dans la Bible pas mal de passage énigmatiques, difficiles à décrypter.

Ben, dans le monde grec antique, un magistrat élu avait le droit d’organiser un ou plusieurs concours. Il en devenait arbitre et organisateur et il devait garantir le bon déroulement des épreuves.
Voilà, notre vie est une série d’épreuves, un voyage parfois très zigzaguant et rude – ben, dans le monde grec ancien le vainqueur du concours recevait évidem-ment l’honneur, un lauréat mais aussi un caillou blanc avec le nom de l’organisateur du concours, du magistrat. Comme Dieu a inséré son nom dans le nom Abram, ainsi Dieu a inséré et insé-rera son nom dans le nôtre, au début notre vie (au baptême) et à la fin ou début de la vie éternelle.

Qui suis-je ? Nous avons trois « moi »,
1) la personne que vous pensez être,

2) la personne que les autres pensent que vous êtes, et puis

3) la personne que Dieu pense que vous êtes.

Lisez alors ce qui est marqué sur le caillou blanc …. le nom de Dieu inséré dans le vôtre …
« Je ne suis pas ce que je fais ou ce que je possède. Je ne suis pas ce que les gens disent de moi. Je suis aimé de Dieu. Voilà ce que je suis et nul ne pourra me prendre cette assurance. Je n’ai pas besoin de me faire des soucis, je n’ai pas besoin de me presser. Je peux faire confiance à mon ami Jésus et je peux proclamer son amour au monde. » 

AMEN.

 

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